Pour ce numéro, nous sommes très heureux d’avoir confié l’organisation du dossier à deux jeunes docteurs, Antoine Courmont et Samuel Goëta, qui ont soutenu leur thèse l’année dernière, tous les deux sur le sujet de l’open data. Leur dossier montre que lorsqu’on dit « ouvrir les données », on ne parle pas de données préexistantes qui ne demanderaient qu’à « sortir » des institutions où elles ont été produites mais, bien au contraire, d’une activité visant à produire ces données avec les caractéristiques nécessaires à leur circulation. Définitivement, le mot de « données » est bien étrange ; on devrait dire « construits » : rien ne se donne, tout est construit ! Samuel Goëta rappelle l’histoire d’Etalab, la structure publique chargée de motiver les institutions publiques à faire l’effort nécessaire à l’ouverture ; Antoine Courmont décrit les différentes étapes nécessaires au reformatage des données ; Christian Quest explique les tensions et difficultés propres à l’établissement d’une base d’adresses ouverte ; Jonathan Gray instille une dimension internationale à la réflexion et enfin Flavie Ferchaud se demande quel type de pouvoir les données captées par les citoyens leur donnent.

Publiée: 2018-01-25